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Trois traits principaux caractérisent la situation politique créée par les résultats du premier tour des élections législatives :
1° Nicolas Sarkozy et son équipe de membres et de commis de la classe des grands capitalistes gouvernent la France, incarnant désormais le régime le plus ultra-réactionnaire depuis Vichy. Sarkozy concentre tous les leviers d’un pouvoir minibonapartiste qu’il exercera sans contrôle et sans frein dans l’intérêt exclusif de la bourgeoisie du grand capital financier dominant l’Europe ; en relançant la construction européenne mise en échec en 2 005 par la France et par les Pays Bas, il libère tous ses processus destructeurs de nos droits sociaux, de notre industrie et de notre agriculture.
2° Le PS a ouvert à Sarkozy les portes du pouvoir, notamment par sa politique de gestion des intérets capitalistes, conduite par le gouvernement Jospin, par son option pour le quinquennat présidentiel, et par la campagne acharnée qu’il a menée en 2 005 en faveur du « OUI à l’Europe » : au cours de cette campagne, Chirac, Royal, Sarkozy et Hollande unirent leurs efforts, soulignant ainsi le sens du signe UMPS.
Le PS a utilisé les présidentielles pour accentuer son orientation à droite : c’est pourquoi il réagit à l’échec qu’il y a subi en adressant des propositions d’entente à François Bayrou. Au fond, il prépare l’alternance pour gouverner dans l’intérêt des mêmes grands capitalistes qui ont joint leurs intérêts dans toute l’Europe.
Ce qui s’annonce à l’assemblée nationale, c’est l’écrasante majorité UMP appelée par le quinquennat présidentiel.
3° Le PCF, miné par ses dérives réformistes, s’est lancé dans la collaboration de classes en participant au gouvernement de la « gauche plurielle » ; il poursuit cette orientation : le désastre qu’il a subi lors des présidentielles de cette année, et que confirment les résultats qu’il vient d’obtenir lors des législatives, en est la conséquence. Dans ce désastre, il va sans doute perdre son groupe parlementaire. Aujourd’hui, les déclarations de ses principaux dirigeants, Hue, Buffet, Wurtz, Gayssot, Grador, Audouin, le conduisent à renoncer à tout semblant d’autonomie, à toute apparence de personnalité, jusqu’à devenir une simple tendance du PS ; sa rupture avec le communisme est accomplie : son prochain congrès débattra vraisemblablement du changement de son nom par lequel cette rupture deviendra officielle.
Tout cela nous rend impossible d’apporter un appui général et a priori aux dirigeants PS, fidèles au traité de Maastricht et émules jaloux de Tony Blair.
Il importe de voir que le seul moyen par lequel les travailleurs peuvent espérer limiter la dictature destructrice du grand capital, c’est la lutte des classes !
Pour le second tour, nous faisons confiance à nos électeurs qui ont voté pour nos candidats, sachant que chacun, dans l’isoloir et dans l’intimité de sa conscience, prendra pour ce qui le concerne la bonne décision.
Nous serons avec les travailleurs au rendez-vous dans les luttes qui ne manqueront pas de se développer par le fait que la politique du grand capital continuera de détruire cyniquement notre économie, c’est-à-dire nos moyens de vivre.
Nous donnons rendez-vous à tous les communistes pour ouvrir le chantier où construire le véritable Parti communiste qui manque cruellement au peuple de France.
Par Renaissance Communiste - Publié dans : Actalité française
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