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Jeunes pour la Renaissance Communiste en France

Statuts adoptés lors du congrès fondateur, le 14 avril 2007 à Bagneux

 

Préambule

 

Face aux menaces mortelles que le capitalisme et l’impérialisme font peser sur l’avenir de l’humanité, face aux intenses régressions sociales et démocratiques que subissent la classe ouvrière, la jeunesse et le peuple de France, l’alliance des travailleurs et de la jeunesse est une nécessité vitale. Dans notre histoire nationale, c’est aux moments où la jeunesse et le peuple travailleur se sont lancés ensemble dans l’action que de grandes avancées sociales ont pu être conquises. C’est ensemble que les salariés, les jeunes et les étudiants ont battu la Constitution de l’Europe capitaliste ; et c’est ensemble qu’ils ont balayé le CPE et le nouveau code du travail patronal que préparait le gouvernement.

 

Car il est mensonger de considérer comme un progrès historique la restauration du capitalisme en ex-URSS et en Europe de l’est. Certes, des contradictions non analysées s’étaient accumulées au fil des années dans la construction des premières sociétés socialistes de l’histoire ; sous la pression conjointe de l’impérialisme occidental et des dirigeants opportunistes des pays socialistes regroupés autour de Gorbatchev, la contre-révolution a fini par abattre les régimes issus de la Révolution d’Octobre 1917 et de la victoire de l’Armée rouge sur Hitler. Mais chacun mesure aujourd’hui le bilan catastrophique de la re-mondialisation du capitalisme, avec son cortège de guerres, d’inégalités, de fascisme, de chômage, de précarité, de dictature patronale, d’intégrisme religieux, de recul de l’indépendance nationale des peuples… Plus que jamais, le capitalisme apparaît pour ce qu’il est : un système pourrissant qui sacrifie l’environnement et les intérêts vitaux de l’humanité aux profits égoïstes d’une poignée de milliardaires.

 

Plus que jamais l’avenir est à une autre forme de société, le socialisme, qui donnera le pouvoir aux travailleurs, développera la démocratie par et pour le peuple, mettra les exploiteurs à la raison, préfèrera les besoins humains au profit et donnera à la collectivité la pleine propriété et la maîtrise concrète des grandes entreprises, du crédit, des grands magasins, des grandes propriétés agricoles et des services publics.

 

Plus que jamais, le communisme, cette société sans classes où « le développement de chacun est la clé du développement de tous » (Marx), est la seule alternative progressiste à l’avilissement des êtres humains par les maîtres de la Bourse et de l’argent.

 

Objectif


Les JRCF ayant constaté l’impossibilité de construire une société juste permettant un développement durable et raisonné de l’humanité sans en finir avec la domination brutale du capital et de son appareil d’Etat sur la société ; si les intérêts de classe du grand capital et des travailleurs sont inconciliables, il s’ensuit que le socialisme est impossible sans une révolution populaire, contrairement à ce que prétendent les réformistes qui condamnent les luttes des jeunes à la défaite en les confinant par avance dans les limites autorisées par la bourgeoisie et le capitalisme.

 

Ce combat nécessite une organisation forte et combative. Pendant des décennies, la jeunesse progressiste a pu compter sur une avant-garde : les Jeunesses Communistes de France et l’Union des Etudiants Communistes. Mais, même s’il y a encore des révolutionnaires potentiels au sein de l’actuel « mouvement des jeunes communistes », ce mouvement a dérivé vers le réformisme en accompagnant, voire en précédant l’actuel PCF dans tous ses reniements ; c’en est au point que la lutte des jeunes est aujourd’hui paralysée par les directions réformistes des mouvements estudiantins et de jeunesse. C’est pourquoi la reconstruction d’un grand Mouvement Communiste de la Jeunesse et des Etudiants est à l’ordre du jour, et les JRCF entendent prendre toute leur part à cette tâche d’avant-garde.

 

Ils le font en étroite union avec le Pôle de Renaissance Communiste en France, qui milite avec d’autres communistes pour la reconstruction d’un authentique PCF. Les JRCF se conçoivent donc comme une organisation démocratique de jeunes qui, de manière autonome au niveau de l’organisation et des initiatives, développe dans la jeunesse la ligne politique du PRCF, une politique à l’élaboration de laquelle elle contribue par l’intermédiaire de ceux de ses militants qui sont également membres du PRCF. Cette coopération entre générations est d’autant plus nécessaire que les militants formés par les JRCF se préparent à devenir un jour les militants et les cadres du PRCF, et, le jour venu, des militants efficaces du futur parti franchement communiste de France.

 

Les JRCF interviennent dans les luttes de la jeunesse pour y porter la perspective révolutionnaire du socialisme et du communisme. Les JRCF s’adressent à l’ensemble de la jeunesse, salariés, ouvriers, employés précaires, chômeurs, étudiants, lycéens, aux jeunes des quartiers populaires et de toutes origines, et les appellent à s’unir aux travailleurs dans l’action. Les JRCF prennent des initiatives communistes sur les questions de l’école de la formation, de l’Université, de la Recherche, des libertés, de la démocratie, des loisirs, du sport, de l’antiracisme, de l’égalité entre les sexes, de la culture, de tout ce qui intéresse la jeunesse et peut lui permettre d’apprendre à devenir actrice de l’histoire de l’humanité.

 

Les JRCF appellent à la RÉSISTANCE pour reconquérir et élargir les libertés démocratiques et les acquis sociaux, laïques et républicains gagnés lors de la Révolution française, de la Commune de Paris, du Front populaire, de la Résistance anti-fasciste, des luttes du PCF contre les guerres coloniales, des grèves de mai 68, etc. En particulier, les JRCF défendent les conquêtes de la Libération, à l’époque où les ministres communistes issus de la Résistance siégeaient au gouvernement: Sécu, droit du travail progressiste, nationalisations, statuts, etc.

 

Les JRCF combattent aussi toute forme de régression sociale et toute attaque contres les intérêts du peuple (répression syndicale, privatisation….).

 

Les JRCF luttent contre la criminalisation du Communisme et des expériences socialistes en défendant de manière critique et constructive l’héritage du Mouvement Communiste International.

 

Les JRCF combattent l’Union Européenne du capital fondée sur des traités antisociaux et supranationaux et militent pour de nouveaux traités internationaux fondés sur la solidarité entre les peuples dans le respect des souverainetés nationales et populaires et non sur la recherche constante du profit. Car L’U.E. n’a rien  à voir à voir avec « l’Europe de la Paix », elle est en réalité l’ébauche d’un nouvel Etat impérialiste. Son rôle est d’aider les trusts européens à museler les travailleurs, à liquider l’indépendance nationale de chaque peuple, à augmenter les profits des multinationales européennes, à les aider à rivaliser avec l’impérialisme US pour dominer le monde. Plus généralement, les JRCF luttent contre tous les impérialismes.

 

Les JRCF ont à cœur de développer des relations fraternelles avec des organisations de jeunesse communistes et progressistes du monde, à l’image de la Fédération Mondiale de la Jeunesse Démocratique (FMJD).

 

Nous combattons la droite (UMP), relais direct du grand patronat, mais aussi la social- démocratie (PS), qui joue le rôle de courroie de transmission de l’UE de Maastricht ; les JRCF combattent également sans merci l’extrême droite fasciste, le racisme et plus généralement toute forme de discriminations, d’intolérance, de fanatisme et d’obscurantisme qui sont autant d’obstacle, à l’union populaire en vue de l’émancipation de l’humanité.

 

La création des JRCF répond à l’absence d’une organisation de jeunesse marxiste-léniniste et aux dérives révisionnistes des mouvements se réclamant du communisme. Aussi les JRCF se doivent de mener la lutte de masse pour faire avancer leurs idées au sein de la société et former un contre poids à la pensée unique inoculée chez les jeunes par les médias capitalistes.

Conclusion

 

En étroite unité avec le PRCF, les JRCF se préoccupent donc en permanence de former leurs membres dans l’esprit du marxisme-léninisme en combattant à la fois toute attitude révisionniste et toute attitude sectaire et dogmatique. Cela implique de former les jeunes franchement communistes à une analyse matérialiste, dialectique, historique, critique et scientifique du monde et de la société qui leur permette de s’orienter par eux-mêmes dans la lutte des classes de notre temps.

 

Cela implique de se réapproprier en communistes l’histoire du mouvement communiste national et international en rejetant à la fois la criminalisation et l’idéalisation de cet héritage: c’est en étudiant le présent tel qu’il est, c’est en assimilant l’expérience historique de manière critique et constructive, que les jeunes générations pourront vaincre définitivement la réaction et engager l’humanité de manière irréversible sur la voie de la justice, de la paix, du progrès et de la liberté pour toutes et tous !

Règles de fonctionnement.

 

Article 1 : Entre les personnes acceptant les présents statuts est formée une association de type « loi de 1901 » intitulée Jeunes pour la Renaissance Communiste en France (JRCF). Son siège social est fixé à 5 rue Titon 75011 Paris. Les membres, sauf exception votée par le CN, doivent être âgés de moins de trente ans.

Article 2 :  Les camarades étrangers résidant en France peuvent adhérer aux JRCF.

 

Article 3 : L’objet de l’association est de promouvoir par tous moyens légitimes, la politique du PRCF parmi les jeunes et les étudiants. Pour ce faire, sur la base de la ligne politique du PRCF et en accord avec le préambule du présent statut, les JRCF disposent de leur pleine autonomie en matière d’organisation, de finances et d’initiatives.

 

Article 4 : A tous niveaux le lien politique entre JRCF et PRCF est assuré par la participation aux instances PRCF de jeunes dirigeants du JRCF élus à cette fin par les instances du niveau territorial correspondant du PRCF (CPN, fédérations et ARC, sections et cellules) ; des représentants mandatés par le PRCF peuvent participer aux instances du niveau correspondant des JRCF. 

 

Article 5 : La plus haute instance des JRCF est le congrès national. Celui-ci résulte du rassemblement des élus des organisations de base des JRCF selon des critères de représentativité fixés par le conseil national (CN) sortant. Le congrès national définit les initiatives et campagnes nationales des JRCF, élit son conseil national entre deux congrès, vote un rapport d’activité, un rapport d’orientation et un rapport financier qui font ensuite loi pour l’activité du conseil national. Il se tient en présence de représentants du PRCF autorisés à prendre la parole pendant les débats.

 

Article 6 : Le conseil national élit en son sein un secrétariat national qui dirige les JRCF entre deux réunions du CN. Il désigne également un trésorier national et une commission de contrôle financier. Le CN arbitre les différends éventuels au sein des instances locales. Tout comité départemental est formé avec son accord.

 

Article 7 : Le comité départemental (CD) est élu par les délégués des cercles réunis en congrès départemental ; celui-ci est convoqué, soit par le conseil national dans le cadre de la préparation du congrès national par un congrès départemental, soit,  entre deux congrès, par le secrétariat départemental en accord avec le CN ou, directement, par le CN. Le mode d’élection des délégués au congrès départemental par les cercles locaux est fixé par le CD sortant ou, à défaut, par le CN. Le CD élit un secrétariat départemental comportant au moins un secrétaire et un trésorier.

 

Article 8 : L’organisation de base des JRCF est le cercle. Il s’organise, en accord avec le CD, ou à défaut, avec le CN, sur la base de la localité, du quartier, de l’entreprise, du lycée, du campus. Les cercles prennent le nom d’un(e) jeune révolutionnaire du passé. L’AG de cercle élit un secrétaire et un trésorier et éventuellement des secrétaires et trésorier adjoint. Tout cercle est formé avec l’accord du CN.

 

Article 9 : Le principe régissant les rapports entre les membres et entre les instances des JRCF est le centralisme démocratique. Les décisions de l’instance supérieure, congrès, CN, CD, sont obligatoires pour les instances inférieures ; la minorité applique les décisions majoritaires ; toute décision est précédée d’une discussion fraternelle éventuellement suivie d’un vote ; les minoritaires gardent le droit de défendre leur point de vue à l’intérieur de l’organisation, mais sans désorganiser l’activité. La critique constructive et fraternelle et l’autocritique sont de droit.

 

Article 10 : A tous niveaux, les organisations JRCF nomment et, éventuellement, destituent les rédactions des organes d’expression et des sites Internet des JRCF.

 

Article 11 : La qualité de membre implique le paiement d’une cotisation fixée par le CN en fonction des ressources des adhérents. Elle implique la participation régulière aux réunions du cercle et de l’organisme départemental ou national auquel l’adhérent est élu. Elle suppose également la participation régulière aux activités militantes. Les personnes à la fois membres du PRCF et des JRCF sont autorisées par le PRCF à verser aux JRCF en tant que cotisation la moitié de la cotisation due au PRCF, qui renonce du même coup à cette part.

 

Article 12 : Les militants des JRCF participent à la vie démocratique des organisations de masse de la jeunesse : syndicats ouvriers et étudiants, associations culturelles, sportives et de loisir, etc.

 

Article 13 : Les militants des JRCF se forment au marxisme-léninisme avec l’aide de l’organisation ; cela implique un effort de lecture des classiques marxistes, des textes fondamentaux du PRCF, une participation aux stages de formations et Universités populaires ;

 

Article 14 : La qualité de membre se perd par décès, démission ou exclusion. L’exclusion peut être prononcée par l’AG d’un cercle à la majorité des 2/3 ou par à la majorité le CN pour les motifs suivants : acte de malhonnêteté, violation de l’éthique communiste et/ou des statuts, indiscipline délibérée et répétée ; il est loisible au membre présumé exclu de faire appel devant l’instance supérieure ; si celle-ci ratifie l’exclusion celle-ci devient définitive. La réintégration est soumise au Conseil national.

 

Article 15 : La révision du statut est soumise au congrès qui tranche à la majorité ; l’accord du PRCF est nécessaire.

 

Article 16 : L’association peut être dissoute par son congrès national à la majorité des 2/3. L’accord du PRCF est requis. La fusion des JRCF avec une autre organisation communiste nécessite l’accord du PRCF et la majorité des 2/3 du congrès national. En cas de fusion, les biens sont remis à l’organisation résultant de la fusion. En cas de dissolution les biens des JRCF deviennent propriété du PRCF.

En cas d’interdiction de l’association par un régime fasciste ou fascisant, le CN ou à défaut, le secrétariat est autorisé, jusqu’au rétablissement de la liberté d’organisation et d’expression, à prendre toute mesure permettant de poursuivre l’activité au service de la jeunesse, du progrès et de la démocratie.

 

Article 17 : A tous les niveaux de l’organisation, les militants des JRCF luttent contre l’inégalité sociale, les préjugés, les discriminations sexuelles et nationales cultivées par le capitalisme. Une attention particulière est apportée à la promotion de cadres ouvriers et employés, de camarades filles, de jeunes issus de l’immigration. La fraternité, l’entraide et la convivialité sont vivement encouragées dans l’organisation.

 

Par Renaissance Communiste - Publié dans : Textes fondateurs
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