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Actalité française

Déclaration du PRCF à l’issue du second tour des législatives

 

 

 

1°) L’électorat de gauche vient de mettre un premier coup d’arrêt aux prétentions totalitaires de l’UMP. Tout en laissant ses organisations locales libres de décider au cas par cas de leur consigne de vote, la direction du PRCF avait conseillé de faire barrage à l’UMP là où celle-ci pouvait l’emporter ; le PRCF se félicite donc du semi-échec de la droite : cela redonne de l’espoir aux travailleurs qui croyaient Sarkozy irrésistible. L’échec de Juppé est de bonne augure pour ceux qui n’ont pas oublié les grandes grèves de décembre 95 : Sarkozy, pas touche au droit de grève! Pas touche aux conquêtes syndicales des salariés du public et  privé !

 

 

 

2°) L’UMP n’a pas obtenu l’écrasante majorité qui lui eût permis, sans avoir besoin de l’appui d’une partie des députés minoritaires, de modifier la constitution par la voie parlementaire . Si Sarkozy veut faire passer au parlement sa constitution européenne bis (qu’il appelle sans rire « mini-traité institutionnel »), il lui faudra l’accord d’une partie des députés PS. Car rappelons ce qu’a déclaré le Baron Seillère au nom du patronat européen après l’élection de Sarkozy : « L’Europe a été assez absente de la campagne pour des raisons évidentes (…). Mais la politique du nouveau président sera conditionnée par la question européenne (…). Dans les milieux européens, nous étions convaincus que, si Royal arrivait au pouvoir avec sa proposition d’un nouveau référendum en France, c’en était fini du processus de relance. Alors que l’approche de N. Sarkozy est assez proche de celle d’A. Merkel, de T. Blair et des Hollandais. Il peut donner le signal de la relance. De ce point de vue, son élection a été un véritable soulagement ».

 

 

 

La question est donc posée : le PS tiendra-t-il sa promesse de refuser que la constitution européenne soit adoptée au parlement sans passer par le référendum ? Grâce au sursaut des électeurs de gauche, le « problème » que Seillère croyait réglé, celui que posait au grand patronat européen le 29 mai 2005, revient en force. En cet anniversaire du 18 juin 40, le PRCF appelle l’ensemble des forces du Non de gauche, y compris les militants du Non socialiste, à s’adresser ensemble à la direction du PS et à ses parlementaires : voterez-vous Non au « mini-traité institutionnel » de Sarkozy (quel que soit l’avis que vous aurez sur le contenu du traité)Voter Non au « mini-traité » est d’ailleurs dans la logique des choses : de vrais démocrates devraient refuser purement et simplement de discuter d’une constitution européenne deux ans seulement après que le peuple souverain l’ait très majoritairement rejetée! Dans le même esprit, le PRCF appelle les progressistes à former ensemble des Collectifs républicains contre toute constitution européenne.

 

 

 

3°) Les partis de la « gauche plurielle » qui s’imagineraient pouvoir échapper à la critique radicale du monde du travail se trompent : les progressistes ne pardonneront pas au PS ses capitulations sociales et idéologiques. Ils  regardent avec dégoût les règlements de compte au sommet de ce parti où des ambitions effrénées se heurtent et où le mot « rénovation » est systématiquement synonyme de dérive à droite. Les travailleurs n’oublieront pas non plus que la direction du PCF mutant et « euroconstructif » a été incapable de donner un prolongement combatif au 29 mai 2005 ainsi qu’à la victoire de 2006 sur le CPE. De même, il est impardonnable que les états-majors syndicaux aient crédité Sarkozy d’une « volonté de dialogue » alors que l’apprenti Bonaparte de l’Elysée veut casser le droit de grève !

 

 

 

En réalité, face à une droite radicalisée, le peuple n’a pas besoin de la fausse gauche maastrichtienne qu’incarnent, ensemble ou séparément, Hollande, Royal et Strauss-Kahn ; pas besoin non plus d’un PC décaféiné et décommunisé tel que l’incarnent, ensemble ou séparément, Gayssot, Braouézec ou Buffet : certes, le PC mutant sauve les meubles ; mais sa candidate a obtenu 1,90% aux présidentielles, le PCF a eu 4,5% des voix au 1er tour des législatives ; le 17 juin , au second tour, il perd 3 députés sur 2002 en dépit du vote de barrage anti-UMP qui vient de donner au PS des dizaines de députés supplémentaires !

 

 

 

Décidément, la jeunesse et le monde du travail ont un besoin urgent d’un parti franchement communiste menant le combat de classe et d’un large Front Républicain, Antifasciste, Patriotique et Populaire, agissant pour le progrès social, la souveraineté nationale et la coopération internationale.

 

 

 

4°) Le PRCF salue la confortable élection de J.-J. Candelier, ancien suppléant et successeur de Georges Hage, président d’honneur du PRCF ; ce dernier vient d’appeler les communistes à s’unir dans une Confédération communiste d’Action dont le premier rendez-vous se tiendra le 30 juin à Aubervilliers.

 

 

 

Le PRCF salue aussi la réélection de M. Gremetz qui triomphe malgré son exclusion du PCF et la tentative irresponsable du PC officiel de faire battre son député sortant. Sans ces deux députés, MGB ne pourrait même pas rêver d’un groupe PCF à l’Assemblée ! Le PRCF rappelle aussi le bon accueil qu’ont reçu ses candidats aux législatives : ceux-ci ont même réalisé une première percée dans le Pas-de-Calais. Membres ou pas du PCF, les vrais communistes reconstruiront un parti franchement communiste en allant ensemble avec un matériel commun à l’entrée des entreprises et des campus ; face à la « rupture » libéral-fascisante de l’UMP, il serait irresponsable d’attendre que survienne un improbable « redressement » du PCF lors du futur congrès, alors que Gayssot et Buffet invitent à discuter de l’appellation communiste du parti !

 

 

 

5°) Mais ce n’est pas sur ce terrain parlementaire, avec des députés « socialistes » et « communistes » dont la majorité s’est empressée de « reconnaître » Sarkozy et de lui faire « démocratiquement » allégeance, que les travailleurs mettront l’UMP en échec. C’est dans la résistance unie des travailleurs et de la jeunesse que renaîtra l’alternative populaire, avec l’exigence incontournable de sortir la France du broyeur sarko-maastrichtien.

 

 

 

Dans l’immédiat, le PRCF prend l’initiative d’une pétition de masse pour le droit de grève.

 

Pas de vacances pour les mauvais coups ? Pas de vacances pour la résistance ! Préparons à Sarkozy et à son Union Maastrichtienne Patronale la rentrée sociale combative qu’appelle sa politique antisociale sans précédent depuis 1940.

 

 

 

La Commission exécutive du PRCF

 

Antonini, Coignard, Flament, Foucambert, Gastaud, Hemmen, Lacroix, Landini, Parquet, Pranchere.

 

 

Par Renaissance Communiste - Publié dans : Actalité française
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