
Il y a 34 ans, Augusto Pinochet instaurait, à la suite d'un coup d'état sanglant, une dictature terroriste fasciste.
Salvador Allende, président socialiste, démocratiquement élu par le peuple chilien au nom d'une large union de la gauche révolutionnaire, avait au cours de son mandat entamé un ensemble de
projets sociaux et anti-capitalistes, au premier rang desquels une réforme agraire qui portait atteinte aux intérêts des gros propriétaires terriens et des firmes états-uniennes.
Le soutien populaire du président, énorme, lui permet de poser les bases avancées d'une nouvelle société chilienne, débarrassée du capitalisme et de l'ingérence états-unienne, ceci avec l'aide
des phares du progressisme tels que Cuba et l'Union Soviétique.
Mais l'impérialisme états-unien avait d'autres projets pour le Chili, et ne pouvait tolérer une réaction en chaîne comme cela se produit actuellement en Amérique du Sud : la droite capitaliste
devait seule assumer le pouvoir, et tant pis pour la "démocratie" dont se gargarisent les dirigeants des USA.
Ainsi, la CIA fera tout pour déstabiliser le gouvernement de Allende, en soutenant financièrement une grève des camionneurs qui paralysera le pays. En effet, le Chili, pays très étroit et étiré,
ne disposait que d'une seule route nationale pour rejoindre le nord au sud : l'économie est très facilement déstabilisée.
Cela ne suffisant pas à faire plier le peuple chilien vers la contre-révolution, le chef des armées, Pinochet, passe dans le camp d'en face, celui de la CIA : le 11 septembre 1973, Augusto
Pinochet planifie et réussit un coup d'état contre le gouvernement socialiste. Salvador Allende, leader progressiste du tiers-monde, décède.
Pinochet prend donc le pouvoir et instaure une dictature militaire féroce, qui durera jusqu'en 1990. Au nom de l'anti-communisme et donc de l'anti-progrès, il tuera plus de 3 000 opposants, en
tortura environ 30 000, et emprisonnera plus de 200 000 personnes. Il a également participé à l'opération Condor, union des fascistes sud-américains, avec la bénédiction de la CIA, pour éliminer
les progressistes du Chili, du Brésil, d'Argentine, d'Uruguay et du Paraguay.
Economiquement, il instaure une politique néo-libérale, privatisant à tout va l'économie chilienne, faisant exploser les revenus des plus riches, et plongeant dans la misère des millions de
prolétaires chiliens.
Aujourd'hui, 34 ans après, rendons hommage au peuple chilien, victime du capitalisme le plus sauvage.
El Pueblo Unido Jamás Será Vencido !
Par Renaissance Communiste
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Publié dans : Solidarité Cuba Socialiste
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